Les artistes montrés à PITA

Daniel Chompré

« La peinture de Daniel Chompré est souple et voyageuse » écrit Gilbert Lascault.

Daniel Chompré
Daniel Chompré

Ses lieux d'exposition sont souvent des lieux chargés d'Histoire pour lesquels il réalise des mises en espace inattendues. Chompré aime les vieux tissus, ceux qui ont déjà servi, qui portent l'empreinte d'une autre vie, d'un autre usage. Il leur offre un autre destin.
Respectueux du support, il organise son dessin selon les plis de rangement du tissu. Ceci crée une géométrie imparfaite, brouillée, à base de carrés et de rectangles. Le dessin posé, la toile est imbibée d'encre, souvent de brou de noix qui donne des tons chauds de terre et d'ocre. Ou bien, la couleur est frottée sur la toile jusqu'à obtenir une patine.
Usure, usage, palimpseste, le travail de Chompré porte la trace de gestes anciens. Il ne renvoie pas à une identité, ni à une imitation, ni à une ressemblance, mais permet au regardeur de s'inventer de nouveaux territoires.
Anto Alquier.

David Magnou

« C'est au cours de l'année 2009 que mon travail s'est naturellement orienté vers la problématique de l'habitat. »

Ma formation de menuisier, suivie entre 2000 et 2004, a totalement induit ce choix. Insatisfait et voulant pousser plus loin dans l'acquisition de compétences nécessaires à l'aboutissement de mon projet, j'ai suivi une formation d'infographie de 2004 à 2007.

J'ai franchi une autre étape en intégrant l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts de Bourges dont je suis sorti diplômé en 2012. C'est au cours de ces 5 années d'acquisition de connaissances, d'échanges et de recherches que j'ai pu jeter une passerelle entre mes différents métiers et les techniques graphiques et plastiques proposées par l'école, afin de me les approprier. »

Jonathan Sitthiphonh

« Les machines de Jonathan Sitthiphonh pourraient rappeler l'univers S.F. les robots exosquelettes dans les films de James Cameron, notamment, par leur archaïsme, elles pourraient aussi rappeler l'ingénierie léonardienne. Coincées entre le mythe d'Icare et le post-humain, elles matérialisent un rêve de dépassement des limites humaines. Mais sans l'exaucer. »

L'entreprise de l'artiste est ambitieuse, motivée. Il réalise minutieusement, à la main et avec des matériaux de récupération, ces prothèses en perfectionnement. Malgré les prouesses, elles restent fragiles et inefficaces, vouées à l'inertie. Elles n'atteignent pas le but pour lequel elles sont construites.

Aurélien Morinière


Né en 1975.
Il a commencé sa pratique artistique en tant qu'illustrateur de bandes dessinées, publiant une quinzaine d'albums.
Petit à petit, se nourrissant d'excursions dans les forêts du Limousin, il a développé une démarche plus personnelle et intime.
Ses illustrations, mêlant le dessin et la poésie, racontent un monde noir et sensuel.
Sa peinture tend vers la calligraphie et le cheminement aléatoire.
Toujours, il est question d'errance et de voyage avec la nature en guise de muse.

Patrick Peltier

Le béton, élément de construction si peu onirique : et pourtant le travail de Patrick Peltier nous invite à une déambulation dans un univers architecturé comme en apesanteur.

PITA, et sa charpente, abrite et reçoit cet ensemble de sculptures massives et brutes et cependant si légères et si harmonieuses, dans son espace chaleureux et lumineux.

Ces sculptures sont des « carottes », des témoins, des extraits : de minerai, de moraines, de glace, de ciel, de nuages et d'eau.
Nous donnons à voir, à aimer des empreintes terrestres, sous-terraines et célestes et au final solaires.

https://www.patrickpeltier.com

Séphane Torossian

 Né à Beyrouth (Liban) en 1974. 

« Il n'y a pas de point de départ à l'entrée du dessin et de la peinture dans ma vie. Depuis ma naissance, pendant la guerre du Liban, jusqu'à aujourd'hui je vis tout à travers le filtre des arts. Je vis actuellement dans le Berry à Bourges, ou j'ai trouvé de l'amitié et une ambiance propice à mes activités artistiques. »

David Louveau de La Guigneraye

« Je suis potier ! », cette exclamation résonne en moi au quotidien. C'est à Kinya Ishikawa que je dois cette seconde naissance, après deux ans d'apprentissage au Québec, de vie et de secrets partagés.

« Aujourd'hui, je vis mon rêve, bien éveillé. Je n'ai pas appris le métier de potier, j'y suis né il y a 20 ans. La poterie, telle que je la vis actuellement est à l'image des racines d'un arbre. J'y puise ma volonté, mes joies et une grande part de mon inspiration. Pendant 10 ans, j'ai travaillé en Nouvelle-Calédonie dans une situation d'isolement complet. Mon atelier était un lieu de retraite et de fièvre créatrice. Cela m'a donné le goût de la recherche et de l'expérimentation.

Je vis actuellement à La Borne ... »

davidLouveau.com

José Rhit

José Rhit né à Ménétréol sous Vatan en 1951.

« Paysan tout au long de ma vie professionnelle, je suis venu à la ferronnerie d'art car j'étais intéressé par le mobilier art déco/art nouveau. Je me suis formé tout seul pour réaliser mes propres pièces qui ont suscité l'intérêt de mes amis. C'est à ce moment que j'ai créé ma micro-entreprise, en 1998.

Je vis actuellement dans le Berry à Avord. »

Michel Zoladz

Michel Zoladz né à Paris en 1952.

« Depuis ma sortie de L'Ecole de Photographie des Gobelins, je partage mon activité entre des projets photographiques personnels, la réalisation de commandes et l'enseignement de la photographie à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD).

Je vis actuellement dans le Berry à Menetou-Salon où j'ai installé mon atelier, mon laboratoire et une salle d'exposition. »

Caroline Valmar

Caroline Valmar née à Alger (Algérie) en 1960.

Après des études d'histoire et d'archéologie à la Sorbonne, je suis devenue hôtesse navigante à Air France. Je me suis installée à Bourges en 1993 où j'ai eu deux enfants. j'ai commencé la sculpture céramique à 48 ans et j'ai voulu ouvrir mon grenier et partager l'art que j'aime. Je vis actuellement dans le Berry à Bourges où j'ai installé mon atelier, mes fours, mon lieu de « monstration ».


François Mayu


Ici resurgissent inexorablement des éclats d'obus emprisonnés dans leur gangue de rouille, de terre couleur Sienne, terre de l'Aisne. C'est au chemin des Dames et c'est ailleurs. Un siècle déjà; ce matin à l'échelle de l'inhumanité. Arpente inlassablement, depuis dix ans, les parcelles labourées, sous le soleil, dans la tourmente. Glaner ces fragments autrefois dévastateurs, stigmates de la formidable canonnade; les assembler en des silhouettes aujourd'hui apaisées.Réveiller, voire révéler les histoires familiales; et surtout, ne pas les oublier.

Thérèse Bisch


Diplomée en sculpture des Beaux Arts de paris, thérèse Bisch s'oriente très vite vers la peinture.De 1985 à 2009 elle occupe les fonctions de conservateur au Musée d'Histoire Contemporaine à Paris.De par les collections de cette institution elle se familiarise avec les images de la Grande Guerre.Son chemin suivra alors les traces de ces hommes égarés dans cette tourmente.Ses œuvres actuelles sont imprégnées, voire animées par ces images douloureuses qui l'incitent à composer se grandes toiles saisissantes dont la symbolique de la paix est omniprésente.

Jean Richardot

1914-2014. Le siècle a métamorphosé l'ancienne ligne du front et absorbé ses traces.Dans ces lieux historiques la Grande Guerre fait désormais partie du paysage.Mais son histoire fait-elle encore partie de notre mémoire ? Faut-il le conserver, sous quelle forme et à quel prix ?Loin d'un esthétisme factice, les photographies de Jean Richardot sont là pour confronter passé et présent et ouvrir le débat du statut mémoriel des empreintes de la guerre et de leur commémoration.

Mia Refslund Jensen


Le Point du Jour, 18250 Henrichemont - France

Contact : miarefslund@hotmail.com

David Whitehead

Né en 1959 à Cap Town (Le Cap) en Afrique du Sud.

Après cinq années d'études de géomètre. En 1986, il commence à travailler la céramique dans un usine de Cap Town ... en 1994, il s'installe à La Borne dans le département du Cher et la région Centre-Val de Loire.

Paule Riché

Née en 1963, après une 1ère vie professionnelle à Paris (licence d'histoire de l'art, diplôme de l'école nationale supérieure des beaux-arts, professorats d'arts plastiques) elle s'installe à Serres dans les Hautes Alpes en 1996. L'intérêt qu'elle porte aux travaux des moines Taoïstes du IXe siècle et aux philosophies bouddhistes et orientales influencent fortement sa peinture.

Texte : Martine Garcin

Camille Cathudal

Née en 1988. Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Bourges en 2012. Ses recherches sont guidées par la nécessité de rendre perceptible les craintes du paysage au futur. Celles d'un monde changeant, pourvu de flux, de connections, d'images et de symboles ; mais selon l'artiste, le vent tourne. Peinture, dessin, photographie, son, vidéo, gravure et écriture. Ses dessins s'attachent aux « particules élémentaires », aux métaux lourds, à la place du vivant, de l'homme et de l'animal, dans cette angoisse du monde à venir. 

Coralie Nadaud

Née le 16 Mai 1978 à Paris, Coralie Nadaud a suivi des études d'Art Appliqué à l'Ecole Estienne jusqu'en 1999. Après un Bac F12 Arts Appliqués et un Diplôme de Métier d'Art en Gravure Taille-douce, elle passe un mois de stage à la Métairie Bruyère à Auxerre afin de continuer son apprentissage dans le domaine de la gravure, mais aussi de la typographie, et de l'encadrement. C'est de ce lieu que ces premières créations voient le jour comme le livre « Mon ami Matthias », ou encore son travail de matière sur des textes de Baudelaire. En Octobre 1999, elle décide de se perfectionner en impression Taille-douce en effectuant un stage de trois mois aux ateliers L'Eau-fortier (Meaux). De Mai 2000 à Septembre 2009, Coralie travaille en tant qu'imprimeur en Taille-douce aux Ateliers Moret dans le 5ème arrondissement de Paris.

Torsten Solin

Torsten Solin est un artiste allemand aux multiples facettes, né à Iéna en 1972, il vit et travaille à Berlin depuis 2006.

Il entreprend des études aux Beaux-Arts de Dresde en 1997 sous la direction du professeur Hans-Peter Adamski, où il en ressort diplomé 5 ans plus tard pour ainsi débuter sa carrière en tant qu'artiste à partir de 2002. C'est dès ce moment-là que vont s'enchainer pour lui de nombreuses expositions collectives, à Munich en passant par New-York. Il passera une partie de l'année 2008 en Hollande et participe à plusieurs projets dont le « Miniature Museum of Contemporary Art ». S'en suivent alors plusieurs expositions à Berlin, notamment à la Komet Galerie où il est représenté entre 2007 et 2009. Devenu connu du grand public avec sa série « Dolls » dès 2007, c'est avec ses nouvelles séries « Broken Mirrors » et « Das Album » commencées en 2011 que l'artise Torsten Solin revient sur les devants de la scène et qui ont été exposées récemment en France mais aussi à la galerie hiltawsky de Berlin.

Cécilia Santamaria

Cécilia , chorégraphe et interprète.

Originaire de Montpellier, Cécilia se forme à EPSEDANSE (Ecole Professionnelle Supérieure d'Enseignement de la Danse) sous la direction d'Anne-Marie Porras et Rudy Bryans. Elle y obtient son Diplôme d'Etat de Professeur de Danse Jazz, avant de poursuivre sa formation à Paris notamment auprès des chorégraphes et pédagogues Bruno Agati, Alain Gruttadauria, Wayne Byars...

Elle fonde sa propre compagnie Bessoucouna.Cie en 2003 et remporte l'année suivante deux concours.

Durant quelques années, Cécilia continue de se nourrir de nombreux échanges artistiques tels que ceux vécus auprès de Philippe Tréhet au Havre et Yohann TT à Paris, tout en enseignant en Ile de France, Corrèze et Région Centre.

Bessoucouna.Cie s'inscrit dans une recherche perpétuelle du sens du mouvement non codé, déjouant librement les frontières entre les langages jazz, classique et contemporain. Elle propose une danse actuelle, nourrie des influences spécifiques à chacun de ses interprètes.

Grégory Jolivet

Grégory débute la vielle à roue en 1991 au Conservatoire de Bourges sous la direction de Laurent Bitaud. Grégory Jolivet est un touche à tout qui n'aime pas s'enfermer dans un style musical. S'il joue en virtuose les musiques traditionnelles auxquelles la vielle est généralement associée, il s'en émancipe depuis longtemps déjà. Il développe plusieurs techniques « électro » sur ses vielles alto (taping à une ou deuxmains, utilisation d'effets, looper, human beat box,...) et navigue entre les styles musicaux au gré de ses envies rock garage, électro, jazz,...

Bernard Thimonnier

Bernard Thimonnier est un sculpteur installé dans le Sancerrois. Son travail est une réflexion évidente sur l'union des matières. Le bois, le plomb, la pierre, la cire et surtout la terre se superposent et s'épousent. Ils deviennent indispensables les uns aux autres, rendant leur mariage naturel. Il se dégage de ces duos, trios, une certaine brutalité harmonieuse.

Les sculptures lumineuses en cire d'abeille naturelle répondent aux sculptures céramique présentées sous elles. Jeux d'ombres et de lumière qui nous emmène dans un univers féérique et aérien.

Steve Baker

Dessinateur, scénariste et coloriste, Steve Baker est né en 1979. Il fait ses premiers pas au dessin en 2004 avec le deuxième tome de « Voltige et Ratatouille » (Editions Milan), écrit par Pascal Jousselin.

Aurélien Ducoudray l'a contacté après avoir vu les pages qu'il a réalisées en 2014 pour « Inoxydable » (Editions Casterman), album en forme de clin d'œil aux comics et mangas, réalisé en collaboration avec le scénariste Sébastien Floc'h et dans lequel il dessine quelques robots. Ainsi sont nés « Bots », trilogie de science-fiction dont le premier volume a paru en avril, et les robots aux réactions très humaines, War-Hol, Rip-R et Snoop-i (Editions Ankama). Le style dynamique de Steve Baker a trouvé avec cette histoire de robots ayant pris le pouvoir sur Terre après la disparition de l'espèce humaine, son meilleur terrain de jeu.

Anlor

Anne-Laure Bizot, dite Anlor, est née en 1978. Après ses études aux Arts Déco de Paris, elle obtient son diplôme d'animation, domaine dans lequel elle se fait remarquer rapidement grâce au court-métrage «Qui veut du pâté de foie ?», en 2001. Dix ans plus tard, elle fait une entrée tonitruante en bande dessinée grâce au premier volume de la série « Les Innocents coupables » (Bamboo Edition) écrite par Laurent Galandon. Elle explose en 2014 avec la parution de «Les Amazones de Bassaïev», puis l'année suivante avec «Les Colombes de Grozny», les deux volets de «Amère Russie» (Bamboo), écrite par Aurélien Ducoudray.

«A coucher dehors», la nouvelle collaboration entre Anlor et Aurélien Ducoudray, a paru en septembre (Bamboo). La talentueuse dessinatrice illustre à merveille cette fable sociétale narrant les pérégrinations de trois SDF vivant au bord de la Seine et dont l'un d'eux hérite d'un pavillon de banlieue. 

François Ravard

Né le 1er janvier 1981 en Normandie, le dessinateur François Ravard entre dans une école d'infographie après avoir obtenu son bac scientifique. En 2005, il publie « Le Portrait », son premier album. Puis suivront « Viking » (Carabas) en 2006 et le polar « Hamlet 1977 » (Kstr) en 2010. Avec « La Faute aux Chinois » (Futuropolis, 2011), réalisé avec Aurélien Ducoudray, Ravard passe à la vitesse supérieure, peaufinant son style caractéristique. En septembre, François Ravard a publié « Mort aux vaches ! » (Futuropolis), comédie policière rendant hommage à Audiard, à Lautner, au film noir. Et pour sa troisième collaboration avec Aurélien Ducoudray, il a pris visiblement beaucoup de plaisir à illustrer l'histoire de ces quatre truands se mettant au vert dans une ferme après un braquage... en pleine crise de la « vache folle ».Il collabore également à plusieurs revues et journaux : « Pandora », « Sang Froid », « La Revue dessinée » et « Fluide Glacial ».

Aurélien Ducoudray

Rentrée de choc pour le scénariste Aurélien Ducoudray, né en 1973 et vivant à Luant (Indre), avec les parutions, de «L'Anniversaire de Kim Jong-il», dessiné par Mélanie Allag ; de la comédie policière «Mort aux vaches!» en images par François Ravard et du premier volume de «A coucher dehors», illustré par Anlor. Ouvrages auxquels s'ajoutera prochainement un livre réalisé en collaboration avec le dessinateur Jeff Pourquié, avec qui Aurélien Ducoudray raconte leur immersion à La Chesnaie, institut blésois de psychiatrie institutionnelle.Déjà auteur de plus de vingt scénarios publiés en sept ans, Aurélien Ducoudray a d'abord été photographe, journaliste de presse écrite et de télévision, réalisateur de documentaires, avant de se lancer dans la bande dessinée. D'où son goût pour la géopolitique et le récit à dimension humaine, de la Tchétchénie en guerre à la dictature nord-coréenne en passant par le Zaïre et la Bosnie. L'humour en plus.

Roger Daniel

Né à Bourges en 1959, il n'a pratiquement pas quitté cette ville moyenne. Il a enseigné suffisamment longtemps. Il a une pratique de l'expression artistique depuis une trentaine d'année.

Alexandre Lauouvea

Né à Carcassonne le 14 août 1988, Alexandre commence la danse à l'école Municipale de Carcassonne par la danse Jazz. C'est un peu plus tard au sein de la même structure qui aujourd'hui est devenu un conservatoire intercommunal, qu'il se familiarise avec la danse classique et surtout avec la danse contemporaine. Grâce à son professeur de danse Contemporaine Ingrid Crespin, il fait la rencontre de Wes Howard, chorégraphe auprès de l'association île de danse, avec qui il travaillera durant 3 ans l'art de l'improvisation en milieu naturel. Au fil de son évolution et de ses rencontres, Alexandre travaille pour :

*Prisca Gloanec lors d'un duo "Empreinte" primé d'or au Concours de jeunes Chorégraphe de Millau

*Marco Cattoi depuis 3 ans en commençant pour une reprise de rôle et continuant sur d'autres projets tels que « Lebensfälle » (les hasards de la vie). Dernièrement il a travaillé sur un trio, « Là où la folie s'abîme » avec la chorégraphe Cécilia Chevassus et Marco Cattoi joué pour la première fois à l'espace PITA.

*Bruce Taylor pour une reprise de rôle dans la pièce « I have a dream » ainsi que d'autres projet au sein de la même compagnie.

Marco Cattoi

Formé à l'Académie Nationale de Rome. A dirigé durant 5 ans le Centre de Formation Artistique et de Création Mondap'ART, accueillant régulièrement des chorégraphes internationaux. Il chorégraphie pour les danseurs de sa Formation Professionnelle des pièces comme « Histoire d'eux », « La divine C. » et « L'objet de mon désir ».
En 2009 il crée sa propre Compagnie « Just'à 2 », pour la quelle il chorégraphie « La dernière fois », « Histoire d'un amour » et « Scirocco », dansées à Nîmes, Périgueux, Bolzano (Italie) et Barcelone. Il travaille actuellement sur sa nouvelle création « Lebensfälle ». En 2016, il remonte sur scène en dansant son duo « Lucida follia », en collaboration avec la chorégraphe Cécilia Chevassus, à Vierzon et Bourges. Professeur dans des stages en France, en Italie et en Espagne. Son style s'appuie sur une base classique, avec une recherche contemporaine dans une dynamique et énergie jazz.

Yacine Kacimi El-Hassani

Issu d'un haut lieu du soufisme, la Zaouïa d'El Hamel (Algérie), Yacine KACIMI EL-HASSANI s'éveille au signe scripturaire dans un milieu familial où la sacralité du verbe imprégnait tout. De cette omniprésence est née une nécessité de célébrer une langue, source de fascination, de désir et d'effroi.

La littérature soufie lui ouvre un dialogue avec des textes d'outre-sens. Dépassement de la langue par la poésie et transcendance de l'écriture par la calligraphie.

La diversité des sources d'inspiration du calligraphe se traduit par une soif inextinguible de nouvelles pistes du dire. Pour autant, le passage entre fracture classique et expérimentation ne met pas à mal un attachement à l'authenticité et une réelle volonté d'innovation. Ici le domaine devient espace et le trait, mouvement. Dans le paysage actuel de la calligraphie, l'artiste a choisi la distance et l'exploration, tant sur le plan de la langue d'où il puise sens et énergie, que sur celui des techniques, formes et nuances qu'il découvre au fil de l'encre. Pour lui, il n'est de trait que par transbordement de l'idiome. C'est un préalable absolu. Mots, éclats, réminiscences, vers, formules ou lettres, longuement ressassés, se font jet, geste incisif, lent ou invisible. Le trait se veut clair, net, évanescent, inachevé, diaphane, poreux, lisse, rugueux, cendré, caresse ou morsure. Antérieur à l'espace, le trait est esprit et mouvement. L'artiste à deux styles de prédilection, le maghribi avec ses nombreuses variantes et le kufi.

Il joue avec brio à en révéler les nuances. La transparence, recherchée dans les œuvres de l'artiste, semble vouloir transcender l'équivoque de la lettre, qui révèle et voile à la fois. Un peu comme le rythme d'une respiration, le regard se charge de perpétuer le mouvement de la graphie au-delà de l'encre sur papier.

Lola Atger

est une danseuse contemporaine française, diplômée du CNDC d'Angers à l'âge de 22 ans, en 2015. Dans ce cadre, elle a passé 2 ans dont 3 mois à l'université du Texas (Austin, États-Unis). Aujourd'hui elle est interprète pour la Cie Acajou de Delphine Demont, avec et pour des non-voyants (création Nouvelle Lune) pour laquelle elle donne aussi des ateliers. Et, pour la Cie Gramma- d'Aurélie

Berland qu'elle rencontre au CNDC d'Angers lors de la reconstruction du solo de Doris Humphrey, Two ecstatic themes (1931), elle danse dans la création Pavane... En parallèle elle créé le Collectif N/C, avec 5 personnes issues de l'acrobatie, de la vidéo et de la musique acousmatique avec qui elle travaille sur le projet pluridisciplinaire Boalame. Elle participe enfin à de nombreux stages, notamment auprès de Liz Santoro grâce à l'obtention de la bourse ADAMI, Inaki Azpillaga à Impulstanz à Vienne, et David Zambrano à l'Atelier de Paris (CDC Carolyn Carlson).

kaspar tainturier-fink

kaspar pratique la mise en scène et la musique au sein de plusieurs troupes et collectif (Si vous pouviez lécher mon coeur, Animal Architecte, Cnie Mathilde Delahaye). Il travaille à agencer et faire dialoguer des matériaux, des temps et espaces divers, avec un intérêt particulier pour les formes transversales, mêlant théâtre, musique, performance, installation, etc. Et il lui arrive aussi, pour prendre des vacances, de s'enfermer dans

Paul Gaillard & Hélène Morelli

Paul Gaillard a grandi en Normandie. Après études, voyages et une riche expérience dans le domaine de l'hôtellerie-restauration, il intègre le Théâtre National de Strasbourg pour 3 ans de formation au métier d'acteur. Il y fait de belles rencontres et se découvre en tant qu'écrivain. C'est également un rugbyman averti.

Hélène Morelli a grandi dans la banlieue parisienne. Elle découvre le théâtre pendant ses études d'Anglais, à l'université de Chambéry, en intégrant une ligue d'improvisation amateur. Après un an en Afrique et en Asie, elle s'inscrit au conservatoire régional de Chambéry puis passe un an à la Compagnie Maritime de Montpellier avant d'être admise au Théâtre National de Strasbourg aux côtés des élèves du groupe 43. Elle tisse avec Paul un lien de travail très fort autour de ses écrits.

Nel

Je voudrais parler du chef d'orchestre. Du meneur de pinceaux. De cet artiste complètement maso. Parce que Nel, ce n'est pas qu'un surnom. Ce n'est pas que trois lettres sans description. Nel, c'est un concept de vie. C'est de l'art à l'état brut. Du créatif à en perdre l'existence même du réel. Un vent de sagesse loufoque sur ce fade fond de vie. Un homme aussi. Celui qui sourit, qui parle dérision, projet ou de Polystopie. L'homme qui sait tout en cuisine comme en photos, en peinture, en dessin, en théâtre, en musique, le Népal et la crème renversée. Il fait dans l'expression ultime, dans le geste de l'absolue vérité. En fait, Nel, c'est un homme design, anarchique, Pratique et artistique. Simplement complexe. Une unité indénombrable parmi les fous. Nel, c'est une touche de vif sur du foncé. Une tache de rouge sur un grand fond noir.

Isabelle Vialle

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Lucie Pillon

Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Bourges, mes recherches plastiques sont animées par des problématiques liées de près ou de loin aux notions de délimitation, de frontière, de territoire. 

Je m'interroge sur l'identification, le positionnement de l'humain face à l'altérité. Je me questionne sur son besoin de cloisonner les formes, l'animal, l'étranger mais aussi sur son propre cloisonnement. J'essaie de me réapproprier la réalité de certaines formes connotées pour les placer à la frontière de la naturalité et de l'artificialité. Je déplace des territoires préexistants pour les faire interagir afin de construire des espaces et des jeux de langage.